Benjamin Lancar, président des Jeunes UMP, à l'inauguration de leur "Campus", à Seignosse © AFP Pierre Andrieu
"Taxe carbone" ou "contribution énergie-climat" ? "Ne jouons pas sur les mots (…), nous sommes résolument pour", a insisté le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, dans son discours d’ouverture du "Campus des Jeunes populaires", qui se tient cette année à Seignosse, dans les Landes, où une grande partie du gouvernement est attendue. "La taxe carbone, c’est un engagement tenu", a poursuivi Xavier Bertrand, rappelant que Nicolas Sarkozy, comme tous les principaux candidats - et notamment Ségolène Royal - avait signé le pacte écologique de Nicolas Hulot : "Les écologistes savent désormais que les socialistes n’hésitent pas à trahir l’écologie", a-t-il conclu. Une manière d’enfoncer le même coin dans l’opposition que le président de la République, sur un thème qui s’annonce comme l’un des plus difficiles de la rentrée pour la majorité. Il a tenu ainsi à réaffirmer que cette taxe serait intégralement compensée.
Renouvellement
Le reste du discours du secrétaire général de l’UMP s’est voulu mobilisateur, à quelques mois des régionales : affirmation de la stratégie d’union, par un rappel à la nécessité de l’ouverture, et combat d’idées face au PS. Mobilisation aussi grâce à de nouveaux outils, et notamment les deux nouveaux sites Internet du mouvement, dont une plate-forme communautaire appelée Les créateurs de possibles, sur laquelle l’UMP mise beaucoup. Xavier Bertrand a tenu à présenter "cette grande communauté d’actions politiques sur Internet" aux journalistes, en salle de presse, en compagnie de Benoist Apparu, secrétaire national chargé de l'animation des débats et des communautés numériques, avant de la faire découvrir aux jeunes militants. "Nous avons besoin des Jeunes populaires comme jamais", leur a-t-il lancé, avant de leur promettre le renouvellement. "Dans toutes les régions, il y aura des élus jeunes", a assuré Xavier Bertrand, pour répondre au président des Jeunes UMP, Benjamin Lancar, qui venait de prononcer un discours offensif sur le non-cumul des mandats.











