Samedi, 19h45
"Candidate, candidate", hurlent les partisans de Martine Aubry, réunis sous le chapiteau réservé à la motion D. Chez Utopia, ambiance plus calme, une petite dizaine de personnes discutent tranquillement...
Samedi, 19h15
Les délégués se réunissent dans les salles réservées aux assemblées générales de motions. L'occasion de ciseler les arguments qui seront mis en avant durant la commission des résolutions. A priori, étant donné le déroulement de la journée, une seule chose paraît certaine : Ségolène Royal est et restera seule...
Samedi, 18h50
Les débats sont terminés, la salle plénière se vide lentement. Dans les couloirs, une fabiusienne estime que Martine Aubry est la mieux placée pour prendre la tête d'un rassemblement incluant Delanoë et Hamon. Ce dernier, estime-t-elle "n'a pas encore la carrure pour incarner l'opposition à Nicolas Sarkozy". Quant au maire de la capitale, il ne peut rien réclamer "après avoir fait 36 % à Paris, à l'issue d'une campagne de m..."
Samedi, 17h45
Martine Aubry quitte la tribune sous une énorme ovation, certainement la plus importante du week-end. Durant quarante-cinq minutes, la maire de Lille a méthodiquement attaqué Nicolas Sarkozy en se plaçant sur le terrain social. Quant à Ségolène Royal, rien n'est visiblement possible avec elle... Martine Aubry rejette ainsi la proposition de consultation des militants sur la question des alliances, car "c'est au conseil national du parti de trancher cela". Et concernant son éventuelle candidature au premier secrétariat, la maire de Lille joue encore la montre : "Je n'ai aucun préalable concernant le dispositif humain". Avant d'affirmer qu'il existe "une ligne politique et une majorité pour la faire vivre demain". Sans Ségolène Royal, donc, mais peut-être avec Bertrand Delanoë, que Martine Aubry vient embrasser au terme de son discours...
Samedi, 16h40
A la tribune, Ségolène Royal parle alliances : "Sommes-nous si apeurés par la seule idée d'une alliance éventuelle dans trois ans, alors que certains, parmi les plus enflammés, la pratiquent déjà chez eux ?" Puis l'ancienne candidate à la présidentielle, s'adressant à Bertrand Delanoë, sort une nouvelle carte de son jeu : "Puisque tu as appelé au compromis, voilà la proposition que nous ferons lors de la commission des résolutions : il y aura une consultation directe des militants sur la question des alliances". Une grande partie de la salle est conquise, l'autre, au profil juvénile, siffle et scande "à gauche, à gauche"...
Samedi, 15h20
Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry, offre son point de vue sur les tractations menées avec Bertrand Delanoë et Benoît Hamon. "Des gens de la motion A nous disent que rien n'est possible, pour des questions d'idées, avec des gens de la motion C. Et des gens de la motion C nous disent que rien n'est possible avec certains membres de la motion A. Donc nous, à la motion D, nous leur disons : 'laissez-nous mener le rassemblement'"
Samedi, 14 heures
"On a un candidat, on le garde. Il faut qu'il reste, ça ne bougera plus"... Henri Emmanuelli est formel, Benoît Hamon maintiendra quoi qu'il arrive sa candidature. Pas de quoi réjouir les soutiens de Bertrand Delanoë. "A ce rythme, dit l'un d'eux, on peut se retrouver demain matin avec quatre candidats à la succession de Hollande"...
Samedi, 12h20
Un proche de François Hollande fait le point sur la situation de la motion A : "Delanoë ne peut pas s'allier avec Royal, l'héritage de Jospin est trop lourd". Mais les discussions avec Aubry et Hamon sont pour l'heure dans l'impasse : "Les deuxièmes ne peuvent pas laisser la place aux troisième et quatrième, ce serait un déni démocratique". Selon cette source, qui se base sur le triomphe du maire de Paris à la tribune, "si Bertrand Delanoë est candidat, il est premier secrétaire"...
Samedi, 11h10
Bertrand Delanoë monte à la tribune. Premier message : les socialistes doivent "surmonter leurs nuances", "il faut que demain, on comprenne ce qu'est l'orientation politique du PS". Deuxième message : "Quand les militants décident, aucun d'entre nous n'est au-dessus du vote des militants". La salle approuve bruyamment. Troisième message, implicitement adressé à Ségolène Royal : "C'est déjà difficile de mettre en oeuvre un projet de gauche avec toute la gauche, alors si vous y ajoutez un bout de la droite, cela ne peut pas marcher"... Enorme succès pour le maire de Paris, qui quitte l'estrade sous une standing ovation.
Samedi, 10h15
Le député du Nord Yves Durand, un proche de Martine Aubry, estime que la candidature de la maire de Lille au poste de premier secrétaire est "fortement probable". Selon lui, l'ancienne ministre est "la seule qui est au point d'équilibre et peut rassembler une nouvelle majorité".
Samedi, 9h45
Les débats devraient avoir commencé depuis un quart d'heure, mais la salle plénière est quasiment vide... Dans les couloirs, Gérard Collomb, proche de Ségolène Royal, donne les dernières nouvelles. "On a proposé à Pierre Moscovici de nous rejoindre en tant que numéro trois", derrière Ségolène Royal et Vincent Peillon. Le député du Doubs, qui avait beaucoup hésité entre les camps Royal et Delanoë, "est dans une attitude très ouverte", selon le maire de Lyon.
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