AFP archives Thomas Coex
Dans un premier tour marqué par un fort taux d’abstention (53,5 %), le Parti socialiste arrive en tête des suffrages, à près de 30 %, à trois points des listes de l’UMP et de ses alliés. Europe Écologie dépasse les 13 %, et le Front national atteint 11,6 %.
La majorité a perdu son pari. Donnés perdants de ces élections régionales depuis plusieurs semaines par les instituts de sondages, l’UMP et ses alliés espéraient au moins devancer le PS au premier tour… Raté. Le Parti socialiste, avec 30 % des suffrages, devance nettement l’UMP et ses alliés, qui ne totalisent que 26-27 %. “Une excellente première mi-temps”, a commenté Laurent Fabius sur France 2, alors que Jean-François Copé appelait à la mobilisation des électeurs en vue du second tour. "Rien n'est joué" aux élections régionales, a renchéri Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, avec le PS et l'UMP "au coude à coude". Le second tour s’annonce pourtant très compliqué pour la majorité, puisque le PS dispose d’un réservoir de voix important, avec le score des listes Europe Écologie, qui réalisent un peu plus de 13 %, selon les dernières estimations. Pour ne rien arranger, la droite va voir sa tâche compliquée par le Front national, qui se maintiendra dans plusieurs régions. Le parti de Jean-Marie Le Pen totalise environ 11,5 % des suffrages, jusqu’à 20 % en PACA, où le leader frontiste menait son dernier combat. Le PS devrait pouvoir compter sur le Front de gauche, qui dépasse globalement les 5 %, et pourra fusionner ses listes avec celles des socialistes. Il n’en reste pas moins que le grand vainqueur de la soirée est l’abstention, avec un taux de plus de 52 %, un record pour des élections régionales.











