© AFP/Archives Eric Feferberg
En arrivant à Copenhague, il avait lui-même fixé l’objectif dans une déclaration retentissante : le Président se donnait "24 heures" pour réussir, sinon "nous allons droit à la catastrophe". La stratégie était claire : afficher en permanence les efforts de Nicolas "Jack Bauer" Sarkozy qui disposait de 24 heures, comme le héros de la série télévisée éponyme, pour sauver la planète. Le Figaro titra même, en pleine une, le lendemain, sur "le forcing de Sarkozy pour sauver le sommet". Il suffisait d’y croire. Dans la conférence de presse finale, le chef de l’État n’eut de cesse d’évoquer, à trois reprises, "le bureau de la France" dans lequel s’étaient déroulées des négociations cruciales. Quelques minutes après le début de l’intervention du Français, commençait celle de Barack Obama. Avaient-ils assisté l’un et l’autre à la même réunion ? Ici, pas d’allusion au rôle de Paris, pas de place pour le "bureau" français. Le dirigeant américain ne parlait que de la Chine et, un peu, de l’Inde. Le rendez-vous de Copenhague montrait l’impuissance de l’Europe. La série 24 heures de Nicolas Sarkozy se terminait mal : la mise en scène n’avait pas suffi, cette fois, à sauver ne seraient-ce que les apparences.






