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La vie politique

AFP/archives Patrick Kovarik

28/01/2010
Clearstream
Villepin, relaxé, veut "servir la France"
L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, totalement blanchi dans l'affaire Clearstream, affirme vouloir "tourner la page" et "servir la France". Nicolas Sarkozy "prend acte" de la relaxe. Le parquet a dix jours pour faire appel (lire aussi : "Cette décision affaiblit la fonction présidentielle" et Le communiqué de l'Élysée).

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a été relaxé jeudi de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream par le tribunal correctionnel de Paris. Le procureur de Paris Jean-Claude Marin avait requis, le 20 octobre, contre Dominique de Villepin, 18 mois de prison avec sursis et 45 000 euros d'amende pour "complicité de dénonciation calomnieuse". Il avait estimé que l'ancien Premier ministre s'était rendu "complice" de dénonciation calomnieuse "en cautionnant par son silence les agissements de Jean-Louis Gergorin", l'ancien vice-président d'EADS.

Le mathématicien Imad Lahoud, qui a falsifié les listings bancaires, a été déclaré coupable de "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream. Il est condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis. Jean-Louis Gergorin, qui a transmis des fichiers falsifiés à la justice, a été condamné à 3 ans dont 15 mois fermes pour "dénonciation calomnieuse". L'ex-auditeur Florian Bourges, déclaré coupable d'"abus de confiance", est condamné à 4 mois de prison avec sursis alors que le journaliste Denis Robert a été relaxé.

Nicolas Sarkozy a "pris acte" de la relaxe prononcée jeudi dans l'affaire Clearstream contre Dominique de Villepin, en relevant "la sévérité de certains attendus" concernant l'ex-Premier ministre et a précisé qu'il ne ferait "pas appel" de ce jugement, a annoncé l'Élysée dans un communiqué. "Le tribunal a considéré que le rôle de M. Dominique de Villepin dans la manipulation ne pouvait pas être prouvé. J'en prends acte tout en notant la sévérité de certains attendus le concernant", a estimé Nicolas Sarkozy, partie civile. Le chef de l'État a ajouté que ce jugement lui donnait "satisfaction" et qu'il ne "ferai(t) pas appel de la décision du tribunal correctionnel". Nicolas Sarkozy n'avait de toute façon pas le droit d'interjeter appel au pénal, ce droit étant réservé aux seuls prévenus et au parquet, qui a dix jours pour se prononcer.
 

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