
La désignation, parmi les députés, des deux eurodéputés qui ne pourront siéger qu’en qualité d’"observateurs" à Strasbourg – les deux sièges supplémentaires accordés à la France par le traité de Lisbonne – passera par une élection inédite, le 13 janvier à l’Assemblée. "Bernard Accoyer a consulté largement pour trouver un consensus", précise l’entourage du président de l’Assemblée. Un consensus qui respecte les consignes de Matignon : un eurodéputé pour la majorité, un pour l’opposition. "Si deux noms sont proposés, pas besoin de vote, précise cette même source. Si ce n’est pas le cas, deux collèges, l’un de la majorité et l’autre de l’opposition, voteront sur les noms en lice." Côté opposition, on conteste toujours la procédure. "La seule légitimité est celle de l’élection européenne. Nous souhaitions procéder comme dans tous les autres pays européens", précise-t-on au groupe PS. C’est-à-dire offrir ces deux sièges d’eurodéputés "aux suivants de listes non élus des eurorégions sous-représentées", ce qui aurait donné un siège de plus à Europe Écologie et un à l’UMP.